HOP! investit 4 millions d’euros à Clermont-Ferrand pour la maintenance des Airbus A220 d’Air France

À l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, HOP!, filiale régionale d’Air France, va ouvrir une nouvelle ligne de maintenance consacrée aux Airbus A220 d’Air France. Un investissement de 4 millions d’euros, une soixantaine d’embauches d’ici septembre 2027 et un premier avion attendu au printemps : le site auvergnat élargit nettement son savoir-faire.

En bref
– HOP! investit 4 millions d’euros dans son centre de maintenance de Clermont-Aulnat.
– Une troisième ligne sera dédiée aux A220 d’Air France, avec un premier appareil attendu en mars 2027.
– Sept à huit visites de maintenance d’A220 sont prévues chaque année.
– Une soixantaine de recrutements sont programmés d’ici septembre 2027.

Une troisième ligne pour un nouvel avion #

Jusqu’ici, l’atelier clermontois de HOP! était spécialisé dans les Embraer 170. Selon Le Journal de l’Aviation, qui reprend des informations publiées par La Montagne, le site va ouvrir une troisième ligne de production réservée aux Airbus A220 d’Air France. Le premier appareil est attendu en mars 2027.

« Demain, nous allons rajouter une nouvelle corde à notre arc avec une qualification sur Airbus A220 », a expliqué Hervé Boury, PDG de HOP!, au micro de RCF Puy-de-Dôme. L’atelier, qui emploie déjà 340 salariés, prendra en charge sept à huit visites d’A220 par an, en complément d’une vingtaine d’avions déjà suivis sur place.

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Ce que couvre l’enveloppe de 4 millions

Passer d’un type d’avion à un autre ne se résume pas à une habilitation sur le papier. L’investissement couvre l’achat d’outillages, de docks et de pièces, l’adaptation du hangar, ainsi que le recrutement et la formation des équipes. Les docks, ces structures de plateformes qui entourent l’appareil pendant la visite, doivent épouser la géométrie précise de chaque modèle pour permettre aux techniciens d’accéder à la cellule, aux ailes et à l’empennage en sécurité.

Sur cette enveloppe, 400 000 euros sont consacrés à la formation, dont 200 000 euros apportés par la région Auvergne-Rhône-Alpes, précise Le Journal de l’Aviation.

Pourquoi l’A220 change la donne pour Air France #

Le choix n’a rien d’anodin. Air France a réceptionné 58 A220-300 sur les 60 premiers exemplaires commandés, et l’appareil constitue désormais l’épine dorsale de sa flotte moyen-courrier. Avec une flotte de cette taille, les visites de maintenance programmées s’enchaînent, et disposer d’une capacité supplémentaire au sein du groupe devient un atout.

Pour un centre de maintenance, accueillir un avion de nouvelle génération est aussi un moyen d’assurer son avenir. Les flottes plus anciennes finissent par sortir du service, et les ateliers qui ne se qualifient pas sur les nouveaux appareils voient leur charge de travail diminuer. Ajouter l’A220 à côté des Embraer permet à Clermont de diversifier son activité.

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Soixante postes à pourvoir d’ici septembre 2027 #

Le volet emploi est le plus visible localement. Une soixantaine d’embauches sont prévues dans les métiers de la maintenance avion et cabine, des aérostructures, de l’avionique et de la logistique. « Nous avons déjà commencé les embauches et elles se termineront en septembre 2027 », a précisé Hervé Boury sur RCF.

Face aux difficultés de recrutement que connaît toute la filière, le dirigeant insiste sur l’alternance et sur le partenariat noué avec le lycée Roger-Claustre pour répondre aux besoins de compétences. La Région soutient aussi les liens entre HOP!, ce lycée et l’Université Clermont Auvergne, dont les équipes travaillent sur l’intelligence artificielle appliquée à la maintenance prédictive.

Un écosystème industriel autour de l’aéroport

Le projet a été salué par Laurent Wauquiez au nom de la Région, qui y voit l’un des principaux employeurs auvergnats : « C’est du savoir-faire auvergnat, on crée de l’emploi chez nous », a-t-il déclaré, selon RCF.

Jean-Pierre Brenas, président du syndicat mixte de l’aéroport Clermont-Ferrand Auvergne, voit dans ce projet un signal fort pour la plateforme : « Un aéroport, c’est une aérogare, mais c’est aussi un écosystème économique et industriel », a-t-il déclaré, cité par RCF.

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Le cas clermontois illustre une tendance de fond dans la maintenance aéronautique, ou MRO : l’activité se concentre sur des sites capables de traiter plusieurs familles d’appareils, avec des équipes formées en continu. La montée en compétence sur un nouveau type demande du temps, des outillages spécifiques et des techniciens qualifiés, ce qui explique que les recrutements soient lancés plus d’un an avant l’arrivée du premier A220.

Prochaine étape : la livraison des équipements et l’adaptation du hangar, pour que la ligne soit prête à accueillir son premier appareil en mars 2027.

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